OUT OF TIME IN POTOSI MINE

(Version française plus bas)

The mines of Potosi are still active although ressources have been largely exhausted. Miners organized as cooperatives go there to extract zinc, tin, lead and a little silver if they are in luck.

Working conditions have hardly changed since the Spaniards. The miners use dynamite to blow up the mine wall, which sometimes let out toxic gases. “I usually leave the site for two hours while gases vanish,” says miner Don Martín.

By the way, absolutely anybody can buy dynamite in Bolivia… There is no control…

Loading mineral in huge buckets

Silver powder

Preparing dynamite to cause rockfalls inside the mine

If Don Martín focuses his efforts on extracting quality mineral, others work in groups of four to dig and load as many wagons as possible. Those wear a back belt to alleviate back pain.

In the Candelaria mine, miners spend the day without eating. Surely, they eat before and after. But once in the mine, they only feed on cigarettes, shots of 90° alcohol, soda and above all coca leaves.

All miners chew coca leaves. They remove the main vein of each leaf, one by one, and chew them all to form a big ball which they push aside in their mouth. They add some sodium bicarbonate (or any other alkaline agent) to feel the effects of coca: making hunger, thirst, tiredness and effort more bearable.

A miner at work

Coca leaves

Miners chewing coca leaves

On Fridays, miners drink to El Tio, the god of the mine. They say it is important to pay their respect to El Tio because he’s the one who makes good or bad things happen in the mine. Not all miners actually believe in him but most give him cigarettes, a shot of alcohol or coca leaves.

Former 21-year old miner Eloy says El Tio is like the husband of Pachamama (Mother Earth). “That’s the wives of miners can’t come in the mine. El Tio would get sexually excited and Pachamama would be jealous, which would bring bad luck inside the mine.”

Depending on the type and quantity of mineral extracted, a miner can make 70 to 80 Bolivianos/day ($10 to $11,5) or 1000 to 2000 Bolivianos per week ($143 to $286).

Unloading mineral

El Tio

El cerro (hill) of Potosi where minerals are hidden

HORS DU TEMPS DANS LES MINES DE POTOSI

Les mines de Potosi sont toujours en activité même si les ressources minières ont été largement épuisées. Les mineurs, organisés en coopératives, y extraient du zinc, de l’étain, du plomb et un peu d’argent si la chance leur sourit.

Les conditions de travail ont peu changé depuis les Espagnols. Les mineurs utilisent de la dynamite pour faire exploser les parois rocheuses, ce qui laisse parfois échapper des gas nocifs. “Normalement je quitte l’endroit pendant deux heures le temps que les gas disparaissent,” explique Don Martín, un mineur.

Au fait, absolument n’importe qui peut acheter de la dynamite en Bolivie… Il n’y a aucun contrôle…

Si Don Martín concentre ses efforts à extraire un minerai de qualité, d’autres travaillent par groupes de quatre pour creuser et charger autant de wagons que possible. Ceux-là portent une ceinture spéciale pour soulager le mal de dos.

Dans la mine de Candelaria, les mineurs ne mangent pas de la journée. Bien sûr, ils s’alimentent avant et après, mais une fois dans la mine, ce ne sont que cigarettes, shots d’alcool à 90°, soda et surtout feuilles de coca.

Tout mineur mâche des feuilles de coca. Il ôte la nervure centrale de chaque feuille, une par une, pour les mâcher toutes ensemble jusqu’à former une énorme boule qu’il plaque contre l’intérieur de la joue. Il ajoute un peu de bicarbonate de soude (ou n’importe quel autre agent alcalin) pour sentir les effets de la coca: rendre la faim, la soif, la fatigue et l’effort plus supportables.

Le vendredi, les mineurs boivent à la santé de El Tio, le dieu de la mine. Ils disent qu’il est important de présenter leurs respects au Tio car c’est lui qui provoque le bien ou le mal dans la mine. Si certains mineurs n’y croient pas vraiment, la plupart lui offre cigarettes, shots d’alcool ou feuilles de coca.

Eloy, un ancien mineur de 21 ans, explique que El Tio est comme le mari de Pachamama (Mère Nature). “C’est pour ça que les femmes de mineurs n’ont pas le droit de rentrer dans la mine, car le Tio s’exciterait, Pachamama serait jalouse, et cela provoquerait des malheurs dans la mine.”

Selon le type et la quantité de minerai extrait, un mineur peut gagner 70 à 80 Bolivianos/jour ($10 à $11,5) ou 1000 à 2000 Bolivianos par semaine ($143 à $286).

4 Comments

Filed under Bolivia

4 responses to “OUT OF TIME IN POTOSI MINE

  1. Danielle

    How in the world did you get access to this mine? I’m amazed by your valentía, Laurene.

    • Danielle, it´s actually very easy, anyone can go in one of those mines but with a tour. So, my valentia isn´t that great I´m afraid.
      But it´s quite an experience, in the dark, with less oxygen that normal, and sometimes you have to crawl… Maybe I have some valentia after all…!😉

  2. Nico

    Ah enfin il était temps d’écrire cet article !!!!
    Tu peux même rajouter, si mes souvenirs sont bons, que 600 puits existent ds cette montagne, environ 60 sont encore en activités, et que les experts pensent que la montagne devrait bientôt s’écrouler sur elle même à force d’être exploitée ….

  3. È la prima occasione in cui contribuisco e sono sinceramente contento.

    Gran bel lavoro.

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